Calculateur de timelapse

Combien de photos, combien de temps de prise de vue et combien d'espace de stockage pour votre timelapse — à partir de l'intervalle, de la durée du clip et de la fréquence d'images.

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Comment ça fonctionne

Le calcul du timelapse part de l'apparence que doit avoir le clip final : images nécessaires = durée cible du clip (secondes) × fréquence d'images de lecture (fps). Une fois que vous savez combien d'images le montage nécessite, divisez la durée réelle de l'événement par ce nombre pour obtenir votre intervalle de prise de vue : intervalle (secondes) = durée réelle de l'événement (secondes) ÷ images nécessaires.

Exemple concret : un clip de 10 secondes à 30 fps d'un coucher de soleil de 3 heures nécessite 10 × 30 = 300 images. L'événement dure 3 × 3600 = 10 800 secondes, donc intervalle = 10 800 ÷ 300 = 36 secondes — déclenchez environ toutes les 36 secondes et les images se compresseront proprement dans la durée cible.

Le chiffre obtenu ne fait que la moitié du travail — l'intervalle doit aussi correspondre à la vitesse réelle du sujet. Les scènes à évolution lente (nuages qui dérivent, changement de couleur d'un coucher de soleil, croissance des plantes) tolèrent de longs intervalles car peu de choses changent entre les images. Les sujets rapides (piétons, circulation, équipe de chantier) ont besoin d'intervalles courts ; si vous étirez trop l'intervalle, le mouvement devient un enchaînement stroboscopique et "saccadé" au lieu d'un flux fluide. À l'inverse — un intervalle trop court sur un sujet lent — vous gaspillez du stockage et du temps de prise de vue sur des images presque identiques, produisant un clip étrangement "trop lisse" ou statique. L'arithmétique est exacte ; adapter le résultat à la vitesse de mouvement du sujet reste une question de jugement.

Ce qu'il faut savoir

Le stockage est l'autre contrainte à planifier avant de commencer : 300 fichiers RAW d'environ 30 Mo chacun représentent environ 9 Go pour un seul clip de 10 secondes — multipliez cela par plusieurs configurations dans une journée de tournage et les cartes se remplissent vite. Le JPEG garde des fichiers bien plus petits et reste le choix par défaut courant pour le timelapse, sauf si un étalonnage d'exposition ou de couleur intensif est prévu en post-production, auquel cas la latitude supplémentaire du RAW justifie l'espace.

Une vérification supplémentaire à faire avant un long tournage : multipliez votre intervalle par le nombre d'images nécessaires pour confirmer que la durée totale de prise de vue tient réellement dans l'autonomie de votre batterie et la capacité de votre carte. Une séquence de trainées d'étoiles de 6 heures avec un intervalle de 40 secondes nécessite environ 540 images réparties sur ces 6 heures — largement de quoi épuiser une seule charge de batterie ; prévoyez donc une batterie de rechange, une alimentation externe ou un intervalomètre dédié avec sa propre alimentation, au même titre que l'intervalle lui-même.

  • Adaptez l'intervalle à la vitesse du sujet, pas seulement au résultat arithmétique.
  • Filmez en mode entièrement manuel pour que l'appareil ne puisse pas remesurer entre les images.
  • Choisissez RAW ou JPEG selon l'ampleur de l'étalonnage prévu ensuite.

Questions fréquentes

Quel intervalle utiliser pour un timelapse de coucher de soleil ?

5 à 10 secondes fonctionnent bien pour un coucher de soleil typique : un coucher de soleil de 45 minutes avec un intervalle de 6 s donne 450 images — un clip de 18 secondes à 25 fps qui capture le changement de couleur en douceur. Les ciels plus lents et progressifs peuvent s'étirer jusqu'à 10 s sans paraître saccadés.

24, 25 ou 30 fps pour la vidéo finale ?

Adaptez-vous à votre diffusion : 24/25 fps a un rendu cinématographique et étire davantage vos images ; 30 fps convient au web et aux projets mixtes. Les mêmes 300 images donnent 12,5 s à 24 fps mais 10 s à 30.

Comment choisir un intervalle pour des sujets rapides comme les foules ou la circulation ?

Les sujets rapides ont besoin d'intervalles bien plus courts que le ciel — généralement 1 à 3 secondes pour une rue animée, parfois moins d'une seconde pour une foule dense. Le test : deux images consécutives doivent montrer un mouvement clair mais crédible, pas des sujets qui disparaissent et réapparaissent dans le cadre. Comme les sujets rapides nécessitent plus d'images par minute de temps réel, le tournage consomme bien plus de stockage qu'un coucher de soleil pour la même durée de clip.

Combien de stockage dois-je prévoir ?

Multipliez le nombre d'images nécessaires par la taille de fichier par photo : 300 fichiers RAW d'environ 30 Mo chacun font environ 9 Go, tandis que le même tournage en JPEG pourrait rester sous 2 Go. Beaucoup d'adeptes du timelapse utilisent le JPEG par défaut pour cette raison précise, réservant le RAW aux prises où un étalonnage de couleur poussé est prévu.

Comment éviter le scintillement (flicker) ?

Filmez entièrement en manuel — ouverture, vitesse, ISO et balance des blancs fixes. Le scintillement d'ouverture, causé par la refermeture du diaphragme à chaque image, en est la principale cause ; des objectifs manuels ou une astuce de verrouillage d'ouverture y remédient.

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